The Creators Project fait revivre les scènes inédites du making of de Stop The Virgens, un opéra ambitieux mettant en lumière le tragique des bonheurs juvéniles, sur thecreatorsproject.com.

 

Une exploration très personnelle du processus créatif de l’artiste via des interviews, des clips et des extraits exclusifs de sa toute première œuvre solo.

 

PARIS, France (7 mars 2012) – The Creators Project, le partenariat entre Intel et VICE qui œuvre pour la promotion d’artistes ayant recours aux nouvelles technologies, annonce aujourd’hui la première diffusion du making of de Stop The Virgens, le psycho-opéra co-créé par la chanteuse Karen O et le grand chef décorateur KK Barnett, et mis en scène par Adam Rapp (finaliste du Prix Pulitzer). Ce projet a vu le jour en octobre dernier au St Ann’s Warehouse, New York, dans le cadre de l’événement The Creators Project.

 

Regardez Stop The Virgens de Karen O ici : http://www.thecreatorsproject.com/fr/creators/karen-o-in-stop-the-virgens

 

Le documentaire suit Karen et sa famille de talents réunissant musiciens, artistes plastiques, metteurs en scène et décorateurs alors qu’ils insufflent une vie au projet très personnel de la chanteuse, Stop The Virgens. The Creators Project a rejoint le casting dans sa retraite créative et offre ainsi une vision très intimiste de la préparation pour la première représentation au St Ann’s Warehouse à New York. Au programme, des interviews candides et privilégiées avec Karen O où celle-ci détaille le potentiel créatif émanant de son imagination, des entretiens avec le chef décorateur KK Barnett (Max et les Maximonstres, Lost in Translation), le réalisateur Adam Rapp, le coréalisateur musical Sam Spiegel (N.A.S.A), le costumier Christian Joy et bien sûr Nick Zinner, moitié incontournable du duo des Yeah Yeah Yeahs.

 

À propos de The Creators Project

The Creators Project est un projet mondial qui relie art et technologie, impulsé par Intel et VICE afin de soutenir les artistes, musiciens, designers et cinéastes qui utilisent la technologie pour repousser les limites de la créativité. Ce projet créatif comprend un site de vidéos, un blog mis à jour quotidiennement, un atelier (Le Studio) et une série d'événements itinérants.

De la production de documentaires sur des artistes comme Phoenix, Björk ou Anish Kapoor aux

collaborations sur des œuvres inédites de Spike Jonze, Arcade Fire ou Hussein Chalayan, The Creators Project réunit aujourd'hui plus de 150 artistes du monde entier.

Penser au calcul intensif (ou HPC pour High-Performance Computing), c’est envisager une myriade presque vertigineuse de chiffres. C’est aller toujours de l’avant vers une puissance de calcul repoussant sans cesse l’imagination et concrétisant en même temps nombre de nouvelles applications dans la Recherche (Santé, géosciences, énergies nouvelles…). Nous sommes aujourd’hui à l’échelle du pétaflop. Des codes de calcul générant des millions de milliards d’opérations par seconde ! Et la dynamique va se poursuivre de plus belle. Vers le prochain palier : l’exaflop. Vers l’avènement de supercalculateurs qui, d’ici à 2020, devraient être mille fois plus puissants et performants pour une consommation énergétique seulement dix fois supérieure. Pour des milliards de milliards d’opérations par seconde cette fois !

 

Parce que le sujet du calcul intensif peut paraître facilement complexe à travers la masse de données qu’il génère, nous avons réalisé une série d’entretiens vidéos vous proposant de voir ce qu’il y a « derrière » les chiffres. Un petit voyage dans les coulisses de notre laboratoire ECR (pour Exascale Computing Research). Ouvert depuis fin 2010, en partenariat avec le CEA et le GENCI, à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, l’ECR s’inscrit dans un ensemble de quatre laboratoires européens (avec l’Allemagne, la Belgique et tout récemment l’Espagne) pilotés par Intel et spécialisés dans le développement des futurs environnements exascales.

 

De la directrice de l’ECR à l’étudiant en post-doctorat, du professeur d’université au physicien, tous nos intervenants illustrent cette convergence de compétences et de savoir-faire indispensable au progrès dans le calcul intensif. Avec pédagogie, ils vous expliquent les défis actuels du HPC pour construire une exainformatique et profiter de son éventail toujours plus large de possibilités. A travers leurs expériences, ils vous projettent dans le futur. Dans cet avenir qui pour Intel, et à l’exemple de l’ECR, s’inscrira de plus en plus en Europe à travers sa participation à la constitution de la future Plateforme Technologique Européenne (PTE) dédiée au calcul intensif.

 

Basée sur les travaux préalables de PROSPECT* et de Teratec*, la PTE réunira un vaste ensemble d’industries et de centres de recherche HPC, parmi les plus éminents. Son but ? Renforcer la compétitivité européenne, à chaque niveau de la chaîne de production des solutions HPC, et établir un programme de recherches commun basé sur ces deux domaines primordiaux que seront, pour un avènement de l’exaflop, la gestion du parallélisme extrême et la réduction de la consommation d’énergie. Construire au fond des architectures capables de répondre aux grands enjeux de notre temps. Dans la Santé pour l’élaboration de gènes anti cancer par exemple. Dans l’optimisation des ressources énergétiques. Dans la sismologie ou la climatologie pour mieux en appréhender les bouleversements. Dans les nano technologies, l’exploration spatiale, et tant d’autres domaines encore !

 

Nos experts vous parlent de l'Exascale :

 

 

 

 

Nous avons réussi à discuter avec Brian David Johnson, le futurologue attitré d'Intel, pour parler de ce qui était ressorti d'une table ronde lors du CES. Le sujet en était: "L'innovation électronique: Aller là où personne n'est encore allé" Brian David Johnson était accompagné de Tim Bajarin, analyste chez Creative Strategies, Robert Stephens, directeur technologique de Best Buy, et Henry Holtzman, directeur du Media Lab, au MIT.

 

Merci de nous recevoir, Brian. Avez-vous noté des sujets particuliers qui ont déclenché la discussion lors de cette table ronde ?

Oui. Nous avons commencé par demander aux participants de réfléchir sur le futur de la technologie; où nous en serions dans 20 ans. Cette question paraissait étrangère à beaucoup d'entre eux. De nos jours, l'idée de "futur de la technologie" semble surtout concerner la prochaine génération de gadgets, qui sortiront dans 12 à 18 mois. Comment savoir ce qui se passera dans deux décennies ? La réponse est alors arrivée: les robots personnels.

 

D'accord, les robots personnels. D'où vient une idée comme celle-ci ? 

Nous commençons par les sciences sociales. Nous avons des ethnographes et des anthropologues qui étudient les gens dans le monde entier, et qui nous donnent leurs analyses sur le comportement humain. Équipés de ces informations, nous nous demandons alors "Qu'est ce qui est possible avec la technologie ?", et ensuite "Comment rendre la vie meilleure ?" Pour le moment, nos équipements sont trop en demande, ils ont besoin en permanence d'être "rassurés" sur le fait que ce qu'ils font est bien. Ils nous posent des questions, comme "Dois-je installer cette mise-à-jour ?", plutôt que de prendre l'initiative de l'installer, sans nous faire perdre de temps. Nous allons les voir devenir plus intuitifs et plus attentifs à nos besoins.

 

On a l'impression d'être plus près de créer un robot personnel qu'on ne pourrait le croire. 20 ans, est-ce réaliste ?

C'est un domaine dans lequel Intel investit beaucoup. Du point de vue de la programmation et de l'énergie, nous y sommes, mais pour ce qui est de la fabrication, il reste du travail à faire. L'objectif principal en termes de fabrication est de la rendre économiquement abordable. Les matériaux sont abordables, mais le processus de fabrication pour les assembler ne l'est pas du tout.  Au fur et à mesure que le coût des matériaux devient plus économique, le coût d'un robot personnel se rapproche de plus en plus de celui d'un ordinateur portable qu'on ne pourrait le croire.

Au CES, on pouvait trouver énormément de composants robotiques, depuis les appareils à commande vocale ou gestuelles jusqu'aux écrans tactiles, et tout cela repousse les frontières de l'interaction. Nous utilisons d'ailleurs déjà des appareils possédant un certain niveau intelligence émotionnelle. Je trouve que Siri et Nuance, ces assistants personnels activés vocalement, qui vous aident à envoyer des messages, à fixer vos rendez-vous et à rechercher des informations, sont assez intéressants de ce point de vue: ces logiciels ont une personnalité, et dans une certaine mesure, un sens de l'humour que les gens apprécient. D'autres participants au débat, comme Holtzman ou Stephens étaient peu convaincus de l'importance de la personnalité, et suggéraient que nous préférions en fait l'automatisation à l'interaction.

 

Pourquoi voudrais-je un robot personnel chez moi ?

Avoir un robot personnel chez soi à implique certaines choses, c'est évident, mais il peut avant tout vous faciliter la vie (et la rendre plus excitante). En venant directement vous signaler que vous avez un e-mail, ou en vous amenant un téléphone qui sonne, par exemple. Pour les plus âgés d'entre nous, cela pourrait changer radicalement la vie, en révolutionnant le domaine médical, à travers une présence 24h/24 auprès du patient.

Les robots pourraient également être équipés d'une plateforme de téléchargement d'applications. Ainsi, ils pourraient apprendre certaines compétences, et les enseigner. Ainsi, la prochaine fois qu'un enfant demanderait de l'aide pour un travail d'anglais, de physique, ou de maths avancées, le robot pourrait être votre sauveur. Il suffirait de télécharger une application, et il serait à même d'enseigner cette matière. Ou, plus capital encore, lorsque après une très longue et dure journée de travail au bureau, vous avez besoin d'un gin-tonic parfaitement dosé, le robot pourrait télécharger une application "comment faire un gin-tonic", et celui-ci serait prêt à votre arrivée chez vous.

 

Donc, si nous devons laisser ce genre d'appareils entrer dans nos maisons et nos vies, et interagir avec nos familles, à quoi peut-on s'attendre du point de vue de l'aspect ?

Dans le futur proche, il est probable qu'ils ressemblent plus ou moins à des ordinateurs portables avec des jambes. Plus tard, nous développerons sans doute l'aspect, pour quitter cet extérieur de science-fiction, et adopter quelque chose de plus plaisant, esthétiquement. Par exemple, comme le nounours dans le film A.I. Il est plein de personnalité. Avec ses expressions et ses traits presque humains, et ses gestes amicaux (il se dandine légèrement), il devient plus agréable. Une fois tout cela évoqué, les participants au débat avaient formé leurs opinions sur le sujet: Bajarin est resté quelque peu sceptique, Holtzman a paru enthousiasmé par ces avancées technologiques, et Stephens voulait déjà en évaluer le coût pour le vendre !

 

 

Il semblerait donc que l'idée ait beaucoup plu aux participants. D'autres sujets ont-ils été évoqués ?

Un autre point est venu dans la discussion, que j'ai trouvé intéressant. Avec l'évolution des robots, une communauté de robots pourrait émerger. Cela pourrait être comme un réseau social, créé pour aider les robots à communiquer entre eux, partager les connaissances et s'améliorer. Cela m'a amené à me demander ce qui arriverait si apparaissaient des éléments de réseaux sociaux pour les robots personnels. Rapidement, Facebook pourrait avoir plusieurs milliers de membres supplémentaires, provenant de cette nouvelle communauté. Je ne peux pas m'empêcher de me demander: c'est déjà tellement décevant lorsque votre enfant refuse d'être votre ami sur Facebook; ne serait-ce pas encore pire si un robot personnel que vous auriez acheté vous-même vous laissait en dehors de ses amis Facebook ?

 


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